Fiche Action

L’Assemblée de citoyens du Cône sud (Argentine, Bolivie, Chili et Pérou)
- Résumé
- L’assemblée de citoyens du Cône sud cherche à donner corps à un mouvement historique de fond : la prise en mains par les citoyens eux-mêmes de leur mode d’organisation politique pour une profonde refondation de la gouvernance régionale et pour dépasser le cadre constitutionnel hérité du passé, imposé par des régimes autoritaires
- Synthèse
- Les assemblées de citoyens sont des processus sociaux dans plusieurs régions du monde qui cherchent à jeter les bases d’un nouveau contrat social, d’un nouveau « contrat politique ». Les Chartes de citoyens par région du monde, ayant à la base la Charte des responsabilités humaines, constituent des textes fondateurs de ces nouveaux contrats sociaux et politiques. Le renforcement mutuel entre toutes les assemblées en cours permet d’atteindre des institutions régionales ou nationales importantes (ministères, universités, réseaux d’entreprises, etc.). Les assemblées contribuent également à l’élaboration des propositions issues des acteurs sociaux et apportent des réponses à des questions urgentes: gestion de l’eau, réforme de l’éducation, place et rôle des migrants, etc. Elles se projettent alors comme expression sociale d’une nouvelle gouvernance mondiale, notamment comme construction d’un échelon régional.
L’Assemblée citoyenne du Cône Sud rassemble des centaines d’organisations du Chili, d’Argentine, de Bolivie et du Pérou. Même si elle est encore un processus embryonnaire, elle comporte les ingrédients d’un vaste mouvement social et politique qui fait écho aux dynamiques instituantes de nouvelles sociétés dans la région. En mettant l’accent sur le nécessaire dépassement des ressentiments et des frontières et sur une démarche citoyenne plutôt que diplomatique, cette Assemblée citoyenne est porteuse d’un renouvellement politique qui peut constituer un prototype de nouvelles structures politiques basées sur un nouveau contrat social. - Voir l'historique
- La proposition d’organiser des Assemblées de citoyens est une suite majeure de l’Assemblée mondiale de Lille (décembre 2001). Cette idée avait fait son chemin depuis 1994 dans le cadre des travaux de l’Alliance pour un monde responsable, pluriel et solidaire, basée elle-même sur les travaux soutenus par la Fondation Charles Léopold Mayer (FPH) depuis 1988. La rencontre dénommée Convention préparatoire aux Etats Généraux de la planète qui a eu lieu près de Paris en septembre 1993 a lancé la Plate-forme pour un monde responsable et solidaire. A partir de 1994 jusqu’en 2000 près d’une centaine de chantiers thématiques, réseaux socioprofessionnels, groupes géoculturels ont animé cette dynamique interculturelle et internationale. Les années 2000 et 2001 ont tiré parti de la richesse et des expériences accumulées. Ce processus s’est matérialisé par quatre assemblées continentales simultanées : Afrique, Amériques, Asie, Europe et une rencontre régionale dans le Moyen Orient, en juin 2001. Le processus a culminé à l’Assemblée Mondiale de Citoyens, à Lille en décembre 2001. Du point de vue de la FPH, la proposition de promouvoir des Assemblées de citoyens se nourrit alors d’une expérience longue de près de 20 années, depuis l’Appel aux Etats Généraux de la planète lancé en 1988.




